Fédération des Bouches-du-Rhône

J’arrive à l’instant de Marseille alors qu’hier soir s’est tenue, à Aix-en-Provence et sous mon contrôle l’assemblée générale fondatrice des Jeunes Démocrates des Bouches-du-Rhône qui sera donc l’une des premières de notre histoire.

Je dois vous faire part du plaisir que j’ai eu d’organiser une AG d’un mouvement jeune aussi sereine, sérieuse et prometteuse. Je ne doute pas que l’équipe des jeunes de François-Jospeph SCANAVINO (seul candidat et faisant l’unanimité) saura convaincre les électeurs aixois en faveur de François-Xavier de PERRETTI dont décidément, on ne dit que du bien. Conduisant une liste Modem-UMP-Verts, il a de fortes chances de renverser le régime de la maire sortante, pour le plus grand bien des Aixois semble-t-il.

Je dois bien sûr dire un mot sur les Marseillais, puisque j’ai eu la chance et le bonheur d’être hébergé chez un couple charmant de la cité phocéenne (que j’ai découverte et tout de suite aimée). Leur situation est plus complexe mais finalement, on retrouve là les différentes nervures du Mouvement Démocrate entre une indépendance que tout le monde souhaite mais qui ne donnera pas grand chose (Jean-Luc Benhamias annonçant lui-même espérer faire entre et 8 et 10% !), des ralliements parfois plus personnels que de raisons, et la volonté de certains de faire, enfin, de la politique au Mouvement Démocrate et de pouvoir s’organiser pour avancer, armés et aguerris quelle que soit l’option retenue.

Enfin, saluons donc une nouvelle fédération des Jeunes Démocrates (13) qui a une équipe soudée, conviviale et motivée… et qui a de ce fait, de beaux jours devant elle.

Benoît Schmaltz en tant d’administrateur national provisoire des jeunes démocrates

Leur site :

http://myspace.keonnected.com/jeunesdemocratesbdr/fr/index.html

Benoît Schmaltz

Au soir de la pensée

de Georges Clémenceau (ouvrage disponible sur Gallica)

Ecrit en 1927, deux ans avant sa mort, ce livre (deux volumes de plus 500 pages) est à mes yeux LE monument de la philosophie moderne. L’auteur y parle tout bonnement de tout, mais avec une progression et une logique implacable pour finalement en arriver à la seule chose qui importe : nous.

La religion, notamment des passages formidables sur l’hindouïsme (Clémenceau a passé la fin de sa vie à voyager et à écrire) ; la science ; l’anthropologie ; le langage ; la conscience et la politique. Attendez-vous à une critique plus détaillée que je mettrai en ligne prochainement !

Mais n’attendez pas, lisez le.

Benoît Schmaltz

CEDH, 22 janvier 2008, E.B. c. France

Cet arrêt (disponible sur HUDOC) restera dans les annales comme une avancée du droit, et une avancée des droits.

Commençons par l’avancée des droits. Ce que reconnait cet arrêt, ce n’est pas l’adoption par les homosexuels, c’est l’interdiction des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle pour pouvoir prétendre à l’adoption. C’est là le droit que tout le monde dispose aujourd’hui (pouvoir demander un agrément sur des critères communs) et l’ultime droit. Le droit à l’enfant n’a pas été reconnu, espérons qu’il en sera ainsi pour toujours.

Continuons avec l’avancée du droit. Nous l’avons dit, cet arrêt demeure finalement mesuré malgré l’impact qu’il va susciter. La Cour n’a fait que sanctionner la France pour une faute que l’unanimité des Etats réprouve : la discrimination. Elle l’a fait pour permettre à tous un égal accès à une procédure. Elle n’a pas aboli le droit de tout Etat et de l’administration de considérer la vie personnelle d’une personne ou d’un couple avant de lui confier un enfant (et c’est la moindre des choses !).

Plus qu’une victoire de la “cause” homosexuelle (que je connais d’ami(e)s qui sauteraient au plafond en entendant ça), c’est donc une victoire de l’égalité. En républicain, je la salue.

Benoît Schmaltz

Je continue cette note pour apporter quelques précisions juridiques. Ayant participer au concours Habeas Corpus (www.apidh.eu), nous avons traiter d’un cas pratique mettant en cause un couple homosexuel et leur désir d’adopter. L’une des adoptions en cause était un décalque de l’affaire E.B. puisque l’un des deux hommes voulait, en tant que célibataire, avoir l’agrément en vue de l’adoption.

Je vous renvoie aux commentaires tant de l’arrêt Fretté que de l’arrêt E.B. commis par les professeurs Sudre et Gouttenoire (qui nous a fait l’honneur d’une conférence sur le thème des discriminations). Il y a de très bonnes critiques concernant les faiblesses de raisonnements de ces arrêts. L’arrêt E.B. avait déjà répondu à certaines limites de l’arrêt Fretté précédent. Mais il apparaît maintenant qu’on ne sait plus bien jusqu’où ira la volonté de lutter contre les discriminations.Voilà, c’était simplement pour donner cette petite indication, je ne me lancerai pas dans un commentaire juridique personnel puisque ce n’est ni de mon domaine, ni de mon niveau de compétence en tout état de cause

B.S.