Plaçons nous dans quelques années… ça y est, l’essence est passée à 10 € le litre, les carcasses s’accumulent posant le problème de ce qu’on peut en faire. Des hauts fourneaux d’Europe de l’Est ont repris du service une fois mis aux normes écologiques en fonctionnant à l’énergie électrique pour fondre ces épaves que le prix galopant de l’essence a poussé à l’abandon. Des filières de recyclage se sont créées permettant, en partie, le reclassement des travailleurs de l’automobile maintenant au chômage.
Dans les villes, on gagne sur les routes, on transforme des parkings, et surtout, ON RESPIRE ! C’est d’ailleurs dans les villes qu’on sent le moins les conséquences négatives de la fin de l’automobile. Les vélos se développent, les rues se couvrent peu à peu de tramways et de bus électriques. C’est d’ailleurs l’un des débouchés des automobiles que l’on refont un peu partout même s’il a fallu quelques années de recherche pour rendre ces métaux utiles à un tel usage.
L’espace qu’utilisait la voiture s’est vu retrouvé, utilisé et mis en valeur permettant un développement formidable dans les zones urbaines. Mais il est vrai que certaines campagnes ont connu plus de difficultés. Et pourtant, en France, nous avons pu nous estimer heureux de vivre dans le pays à la couverture ferroviaire la plus développée ! Des réserves de carburants ont été mises à la disposition du matériel agricole en attendant que la conversion progresse dans ce domaine (employant d’ailleurs là encore une main d’œuvre nombreuse).
Là où il y a des gares donc, tout va à peu près bien. On supprimé de nombreuses grandes surfaces pour privilégier des marchés desservis par des tramways et trains de courte distance pour acheminer chalands et commodités. Cela a renouvelé une économie de proximité avec toute la vie que cela suppose. Ces campagnes, desservies, ont retrouvé une certaine autonomie, mais aussi un dynamisme et une liberté qui fait que beaucoup de citadins sont venus grossir ces ensembles ruraux qui ont été interconnectés à force de grands travaux (d’où de nouveaux emplois).
Mais à côté de cela, d’immenses zones ont été quasiment abandonnées puisque n’ayant pas été reliées aux réseaux principaux. Parfois, on a pu en faire des zones d’entraînement pour les nouvelles unités du corps français de l’armée européenne. Parfois on a reboiser et réintroduit une faune sauvage importante, constituant ainsi de véritables réserves naturelles au cœur du territoire.
Finalement, les gens apprécient une vie sans voiture qui les a rapprochés les uns les autres, et a fait revivre tout ce que cette cage de tôle individualiste avait fait oublier…
B.S.
Belle prospective !!
Le tout c’est de tout faire pour réussir cela. Mais tu as pensé à un espace d’enfouissement des déchets nucléaires? Ou alors dans ce futur merveilleux, la France a réussi à développer une technologie pour éliminer ces déchets? Mais que dire des zones désertées dues à l’augmentation de la température en été?
Cette transformation révolutionnaire ne sera possible que si l’UE pousse les grands Etats du monde à en faire autant, que si la paix est présente, et si les déficits étatiques sont résorbés. VASTE PROGRAMME !!
Tout à fait… ce n’était qu’une prospective, nous n’y sommes pas et les Etats ne sont en effet pas l’échelle capable de changer les choses. Une belle partie du programme des européennes à venir !
Alors LET’S GO !!!
Préparons dès maintenant le programme des Européennes, non ?
Le plan est délicieux… Est parfaitement adapté au fait urbain, mais est totalement déconnecté des réalités rurales.
Aux réalités de ma chère grand-mère qui vit au fond de sa vallée, dans sa maisonnette. Déménager ? Vers où ? D’ailleurs, rappelons que l’abandon de larges zones n’est pas du tout positif, ne serait-ce que pour des raisons d’entretien du cadre naturel…
Mais l’idée reste plaisante !