Deux ouvrages m’amènent à faire cette note. D’abord l’un d’eux que je n’ai que survoler mais qui méritera un examen plus approfondi : La décentralisation, de Paul Deschanel (disponible sur Gallica) et un rapport de l’institut Montaigne conduit par Alain Mérieux.
Le point commun, parler d’un décentralisation au sein de l’administration. Donner plus de pouvoirs aux responsables administratifs à leur échelon, voilà qui donne sa véritable efficacité à l’action administrative. Il s’agit toujours, selon l’expression consacrée, “du même marteau qui frappe, mais dont on a raccourci le manche”.
Au niveau de l’éducation cela devient la proposition suivante du rapport :
“Nous proposons de donner aux établissements publics et privés sous qui le souhaitent la faculté de disposer d’une grande autonomie en matière gestion, tant des moyens que de la pédagogie, sans remettre en cause des enseignants à la fonction publique ni le rôle majeur de l’état. doit rester nationale parce qu’elle est une mission fondamentale de la . Les objectifs sont nationaux mais les modalités d’exécution doivent être adaptées.”
C’est là je crois une proposition audacieuse que nous devons défendre. A titre particulier, il s’agit de la seule solution permettant d’introduire dans certaines écoles publiques (et prioritairement les écoles où les enfants turbulents et inattentifs sont majoritaires) les principes pédagogiques de Maria Montessori par exemple.
Comme toujours la réplique sera que le système actuel protège de l’arbitraire d’un chef d’établissement ou ce genre de choses… mais d’une part il faut bien voir si de telles remarques sont fondées ou non. Et dans la mesure où elle le serait un tant soit peu, je crois que l’absolue priorité ne doit pas être sur ce genres de considérations, mais uniquement sur la volonté de donner à la République l’éducation la plus performante possible à la plus large frange de sa population.
Bonnes lectures…