A nos soldats d’Afghanistan et d’ailleurs

Les socialistes français ont pour parti refusé de voter la continuation du mandat français en Afghanistan. Pour moi c’est un outrage.

Certes, l’opinion semble majoritairement contre notre présence là-bas. L’opinion pense ce qu’on lui donne à penser et si l’on en est là, c’est bien parce que les opérations militaires françaises ne font l’objet d’aucune information sérieuse et n’intéressent que le jour où il y a des morts (et encore des morts bien français, parce que ceux de la légion étrangère ne sont quasiment jamais mis en avant… leur sang doit avoir moins de valeur).

Tout d’abord sur le fondement de notre présence là-bas. La France s’est engagée dans le cadre du Traité de l’Atlantique Nord a porté secours à tout membre de l’Alliance qui serait attaqué par une puissance étrangère. Les attentats du 11 septembre n’ont été possibles qu’avec l’appui de l’Afghanistan ce qui justifie parfaitement le déclenchement du traité. Le premier fondement est donc celui-ci : le respect de la parole donnée. J’ose croire que les socialistes français y attachent une quelconque importance.

Le second fondement est, qu’une fois l’Afghanistan réduit militairement, nous nous sommes associé à une opération de long terme visant au maintien de l’ordre et, in fine, au développement de ce pays. Il me semblait lorsque j’étais adhérent du PS, que l’internationalisme, l’aide aux populations nécessiteuses, l’aide au développement etc. faisaient partie de leur corps de doctrine. J’ose croire qu’il en est toujours ainsi malgré leur vote honteux.

Sur la viabilité de l’opération elle-même, argument matériel qui pourrait s’opposer à tous les autres : nécessité fait loi. Et bien, que dire ? La population voit son sort empirer, et commence parfois à regretter les Talibans. Ces derniers retrouvent leur vigueur. Le Pakistan, volontairement ou non, arme et soutien les entreprises islamistes en Afghanistan. La force de l’OTAN subit les limites de toute coalition. L’armée française souffre de faibles moyens, d’une faible considération nationale, commet des erreurs, etc. Le gouvernement local voit son autorité limitée aux abords de Kaboul. Les divisions intestines ont repris de plus belles (ont-elles jamais cessées ? à moins de monter à la courte période d’Alexandre le Grand…). La drogue est la seule chose qui prospère là-bas. Bref, l’état actuel de la situation semble désastreux.

Mais face à ce constat, de deux choses l’une : soit les socialistes français ont raison de dire, nous n’avons plus rien à faire là-bas, laissons les Talibans revenir, quelques massacres et épurations malheureuses mais nécessaires et puis le calme reviendra, sous la chape de plomb d’un islamisme intolérant. Soit, je ne pensais pas que c’était là du socialisme.

Soit l’on se conforme à sa parole, à ses principes humanistes, on admet les erreurs omises et l’on relève les carences puis on réagit. L’Afghanistan d’une police internationale pour maintenir l’ordre et rétablir un gouvernement et une administration efficace, non corrompue. L’Afghanistan a besoin d’une force militaire capable de réduire les résistances islamistes et tenir en respect les seigneurs locaux. Si cela demande 50 000 hommes de troupes et 100 000 gendarmes supplémentaires, donnons les leur ! Et oui, il y aura des morts, français même, puisqu’il semble nécessaire de préciser la valeur du sang qui va couler, mais ces morts au moins, seront justes.

A mon sens, voilà l’alternative : soit nous posons pour l’avenir les garanties d’un minimum de contrôle sur notre monde extérieur, soit nous pouvons d’ores et déjà prévoir les murs et la flotte qui deviendra indispensable lorsque le désordre que nous aurons laisser s’organiser poussera vers nous réfugiés et crève-la-faim.

Question de stratégie. Notion d’efficacité. Ces arguments devraient peut-être convenir. Pour moi il y en a d’autres : l’honneur et le devoir, le sens de la justice, le goût de la liberté. Mais apparemment, ce ne sont pas des arguments qui priment pour certains de nos députés socialistes…

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11 commentaires Leave a comment.

  1. Peut être souhaitent-ils que l’on utilisent nos forces armées pour pacifier le PS?
    Plus sérieusement, c’est en effet ridicule. D’autant plus que notre ami Mélenchon, en parlant du Dalai Lama et du Tibet (je ne suis pourtant pas un mangeur de baguettes bio, comprenne qui voudra) expliquait que les chinois en occupant le Tibet avaien t mis fin à une société médiévale, qu’ils avaient en quelque sorte civilisé le Tibet. Donc on a le droit de modifier les strucutres d’un territoire contre le volonté des populations, mais on ne doit pas intervenir quand celles-ci (et au début de notre intervention en Afghanistan c’était le cas me semble t-il) souhaitent sortir d’une situation difficile. J’oubliais: la Chine de Mao était une puissance autrement plus démocratique que les pays de l’alliance actuelle; Quelle inculte je suis!
    Et parler d’une sale guerre comme le fait Noêl amère est au moins aussi ridicule: une guerre propre ça n’existe que dans les jeux vidéo, et encore. Et il lui faudra m’expliquer comment construire des écoles sans les protéger des braves gens qui viennent se faire sauter dans des camions?

  2. Bonjour,
    Le point de vue exposé est respectable, et le billet bien écrit. Il est un peu dur envers les députés socialistes, mais il est vrai que l’on ne brûle que ce que l’on a aimé ;-)
    Je pense comme toi que, à la question posée, il était dur de répondre “non” ne serait-ce que parce que ce n’est pas crédible. A ce titre, François Bayrou a sans doute eu raison de voter oui en exprimant certaines réserves.
    Sur le fond du problème, c’est à dire une présence en Afghanistan qui dure depuis 7 ans et durera plus de 10 années sans doute, nous ne pouvons traiter le sujet sous le seul angle des principes.
    Or, et le discours de M. Fillon est pour moi éloquent sur ce point, le “pourquoi” de notre présence reste bien flou.
    J’ai écrit un billet sur ce point (http://eldesdichado.typepad.com/le_blog_citoyen_de_luc/2008/09/morts-pour-quel.html), notamment sur les 3 arguments couramment utilisés.
    Le premier est “nous nous sommes engagés, nous devons rester”. Pour moi, cet argument est caractéristique d’une situation d’engrenage, du joueur de poker qui dit, j’ai commencé, je ne vais pas m’arrêter déjà. Sauf que ce n’est pas un jeu. Le corollaire, c’est à dire la parole donnée, est important aussi, et tu as raison de le soulever. Toutefois, cet argument est à la fois atténué par la durée de l’intervention (entre 2001 et 2008, les choses ont changé, notamment car l’objectif initial, renverser les talibans, a été atteint dès novembre 2001), et le fait que notre principal partenaire concerné, les Etats-Unis, n’a pas été transparent avec ses alliés sur bien des points depuis.
    Le deuxième argument, c’est que nous serions là-bas pour nous protéger. Je ne sais pas si nous, Français, sommes plus en sécurité avec des forces en Afghanistan que sans, mais cela ne me paraît pas évident. Je serais même tenté de penser que c’est sûrement l’inverse, au moins à court terme. Il ne suffit pas de l’affirmer, encore faut-il que notre gouvernement nous le démontre. Et ce n’est pas le cas.
    Enfin, le troisième argument, c’est que nous serions là-bas pour le bien de la population. Outre la méfiance que procure chez moi habituellement les personnes qui veulent faire le bien des autres sans vraiment leur demander leur avis, je ne pense pas que l’on puisse être affirmatif sur les bienfaits que nous apportons à la population afghane. Le pays reste au 3/4 dans l’anarchie ou l’ordre tribal, le sort global des femmes ne s’améliore apparemment pas beaucoup, et les populations subissent le triste sort des pays en guerre. Rien qu’en 2007, 320 civils tués par les seules actions “alliées”, plus de 1600 au total (un demi 11 septembre par an, sans vouloir faire de comptabilité macabre). Et les programmes de développement avancent vraiment lentement, rendant le progrès annoncé illusoire pour toute une partie de la population afghane. Sans même parler de l’augmentation vertigineuse de la production d’héroïne, qui atteint à nouveau des sommets.
    Pour résumer, je pense que si nous devons rester à long terme en Afghanistan, ce qui se profile, nous devons exiger de nos gouvernants un réel effort de transparence et des résultats concrets. C’est ainsi que nous passerons d’une politique incantatoire à une politique pragmatique et respectueuse des populations locales.
    En tous cas, et malgré mon désaccord sur le fond, merci pour ce billet fort bien construit.

  3. Bonsoir Luc, je te réponds enfin.

    Je ne crois pas que nous soyions en désaccord, mais tu parles peut-être par force de réflexe et d’habitude.

    Tout d’abord, sur l’attaque facile comme quoi je tape maintenant sur mes anciens “camarades”. Je crois avoir toujours été loyal envers mon parti quand j’y appartenais et je n’ai jamais cessé de l’être concernant mes anciennes relations de ce parti. Si je conteste aujourd’hui cette décision, c’est dans le même esprit que lorsque j’ai été parfaitement offusqué de la participation des socialistes au vote du régime spécial des députés. Et pour le coup, je crois que c’était également une erreur de la part de Bayrou et une faute par rapport à notre façon de penser l’action publique.

    Mais revenons à l’Afghanistan. Du point de vue strictement militaire, nous sommes dans un engagement asymétrique qui, en l’état ne peut pas vraiment être gagné. Pour autant, les bandes qui luttent contre nous refusent jusqu’à présent toute forme de négociation. Je crois donc que le renforcement raisonné des moyens militaires est plus défendable aujourd’hui qu’un retrait programmé qui porterait un nouveau coup à notre camp et ne profiterait guère aux populations locales.

    Mais dans le même temps, quand je parle d’augmenter sensiblement nos moyens d’engagement là-bas, je pense d’abord à des moyens civils (ou militaires dans un sens de police, et là je crois que je rejoins des éléments défendus par le groupe Surcouf).

    Après, rien empêche de se livrer à un calcul simple : qu’avons-nous à perdre à un retour des Talibans ? Un nouveau 11 septembre, je n’y crois pas vraiment. Qu’avons-nous à gagner à rester là-bas ? Y a-t-il en Aghanistant des possibilités d’un développement économique qui puisse permette à long terme de compenser les dépenses occasionnées par le conflit ?

    Et si on raisonne ainsi, alors peut-être que oui, le retrait et l’indifférence totale à l’égard du sort des Afghans est une solution logique.

    Le but de mon billet était de critiquer un vote socialiste guidé par l’opinion public, assez peu argumenté et effectué avec un total mépris pour nos forces armées, pour les soldats qui se battent et meurent là-bas.

    Pour autant, le gouvernement, pour lequel je n’ai aucune sympathie ni pour aucun de ses membres, ni ne défend, ni ne démontre ni ne mène une quelconque politique en Afghanistan. Cela est d’autant plus critiquable mais ce n’était pas le but de mon billet.

    J’essaye de faire plus court ces temps-ci, on m’avait reproché de m’étendre parfois un peu trop… hélas ce commentaire en réponse au tiens me fait retomber un peu dans le travers.

    au plaisir de te lire

  4. Je pense que tu mélanges un peu tout Benoit.Déjà il s’agit d’un conflir enclenché par l’Etat français, la machine étatique française et non un peuple en soit ou la nation, même si les députés sont là pour représenter ces corps-là.

    Ensuite le probléme n’était pas notre présence, que Jospin avait agangée en son temps mais la forme du débat,la fiabilité des chiffres et du type d’opération(que mettent en doutes y compris nos troupes à de hauts niveaux).

    Nous ne sommes pas contre la présence française en Afghanistan en soi,nous savons le besoin de stabilité de la région, nous ne sommes pas des idiots irresponsables.

    Mais parce que nous ne sommes pas des idiots irresponsables, parce que nous défendons nos soldats, souvent issus des classes les plus populaires de la société, parce que nous voulons une action efficace pour nos fréres humains de Kaboul et d’ailleurs, nous avons voté contre c’est parce que la maniére de faire des opérations menées la bas est absurde et peu utile et qu’il n’était pas proposé d’autre solution que d’approuver cette inefficacité ou de la condamner.

    D’ailleurs ce qu’a fait Bayrou est inutile:Voter en disant “je vote pour mais c’est mal” c’est inutile et c’est de l’habillage…D’ailleurs je trouve que le MODEM vote toujours avec le gouvernement ou presque lorsqu’il y des votes tests…

  5. §1 : je suis le premier à dire que la nation ou le peuple sont une fiction qui n’a pas d’existence réelle, cependant c’est assez facile de se réfugier derrière ce discours. Je suppose que pour toi ce ne sont pas les socialistes qui ont envoyé le contingent en Algérie mais le gouvernement, mais que ce sont les socialistes qui ont fait le front populaire et non pas le gouvernement…

    §2 : forme du débat ? fiabilité des chiffres ? type d’opérations ? Soit, je suis d’accord avec toi que ce sont des arguments valables. Mais en ce cas, il fallait pas voter contre. Il fallait poser une motion de censure. Pour de telles imprécisions, pour de telles difficultés, pour de tels échecs, un gouvernement serait tombé en son temps et c’est très bien. Que les députés de tous bords mettent donc les veaux de droite (et en période où l’on passe de la machine étatique de droite à un élan socialiste qui gouverne on a des veaux de gauche) devant leurs responsabilités et leurs consciences. Là, c’est un désaveu non pas pour le gouvernement ou la machine étatique comme tu dis, ce sont des signaux malheureux envoyés à l’opinion publique : les socialistes rompent l’unité nationale en matière de défense, les socialistes désavouent nos troupes (et il faudrait peut-être éviter de couper dans les budgets de la défense d’un cryptopacificisme antimilitariste avant de critiquer un état-major désabusé) etc.

    §3 : Nous ne sommes… sois cohérent mon cher Romain, si tu dis que la machine étatique n’est pas la nation, alors pour le sujet de mon billet il n’y a pas de “nous”, tu n’es pas député.

    §4 : et la solution proposée par les députés socialistes le jour du vote c’était quoi ?

    §5 : c’est toujours mieux que de voter contre de façon aussi brutale avec aucune proposition derrière et aucun message d’explication aux citoyens et aux troupes.

  6. Tu devrais prendre garde à la forme de tes réponses, plutot séches, même si je suppose que l’intention n’est pas là

    1-C’est le gouvernement français, comprenant socialistes, centristes et radicaux qui a envoyé l’armée en algérie il y a 46 ans…C’est un fait mais où veux-tu en venir?Et ne parlons-nous pas de l’Afghanistan de 2008?

    2-L’unité nationale (il faut savoir si tu crois à la nation française ou pas, on ne peut appeller à l’unité nationale et dire que la nation n’existe pas) pour l’unité nationale ne sert à rien, sauf quand la France (qui existe, au moins en tant que construction étatique et républicaine) est concrétement en danger.Là ce n’est pas le cas et nos soldats sont en danger à cause de la stratégie du gouvernement, soutenue ici par Bayrou comme je vais le développer un peu plus loin, nombre de tes questions se chevauchant.L’Etat-Major, qui s’y conniat quand même un peu plus que toi et moi en matiére militaire s’étant même opposé à une bonne partie de ce plan.En matiére toujours d’unité nationale, il me semble que nous étions tous d’accord, entre les partis, pour refuser la guerre en Irak.La demande US de renforcer la présence française vient en partie du cout matériel et humain de lsa guerre en Irak.Indirectement on demande à l’Etat français de supporter en partie le cout de cet autre conflit qui avait été refusé par la représentation nationale…Autre point de rupture causé par Sarkozy:Le vote transformera les unités françaises en forces combattantes de première ligne alors même que la France a toujours dit non à ce sujet et l’a fait acter dans l’accord de 2003 avec ses alliés avec le soutien de tous les partis.

    3-Je dit “nous” pour les socialistes, relis mon message…et encore une fois nous débattons cordialement, attention à la forme.

    4 et 5-En quoi notre vote non était-il brutal?Nou l’avons expliqué Benoit et je ne saurais te conseiller amicalement de regarder les points de vue avant de juger brutalement les députés PS.Qu’on ne nous fasse pas de faux procès. Il ne s’agit pas pour nous socialistes d’abandonner l’Afghanistan. Nous voulons vaincre les islamistes Talibans et Al Qaïda. Cette victoire ne pourra être acquise sans la redéfinition d’une stratégie d’ensemble où l’effort de défense et l’effort de reconstruction s’accompagnent.

    Sans cette réorientation, le message présidentiel est seulement du bombage de torse. Qui peut croire qu’ajouter la guerre à la guerre va la faire cesser quand aucune leçon de l’enlisement actuel n’a été tirée. Nous refusons cet enlisement dans un conflit sans but et sans fin.En fait si tu regardes l’histoire, ce genre de stratégie ne marche jamais.
    Nous nous opposons à la décision de Sarkozy parce qu’elle exposera inutilement la vie de nos soldats dans de vains combats tant que l’intervention alliée n’aura pas été repensée dans une stratégie qui n’implique pas seulement le militaire, stratégie qui a montré son échec en Algérie mais aussi au Vietnam, en Somalie etc…

  7. au fait, j’oubliais, me parler de la guerre d’Algérie, je crois que tu n’ignores pas qu’une partie des socialistes, conspués d’ailleurs par les centristes, s’étaient tirés de la SFIO pour monter plus tard le PSU à cause de l’envoi des troupes et la torture, qui donna la deuxiéme gauche dont je suis issu…et qu’a l’époque aussi, il y avait des centristes pour leur reprocher de ne pas faire l’unité nationale…

  8. Bon d’accord, j’y suis allé un peu sèchement, je te prie de m’excuser tu sais bien que ce n’est pas mon intention.

    Je vais donc essayer de conclure un peu ce débat. Qu’on le veuille ou non, c’est l’armée française qui est engagée en Afghanistan, nation ou pas, je demande juste que l’on soit, tous, avec nos hommes et quelque soit leur grade ou leur origine.

    Par ailleurs, la France doit s’engager parallèlement à son armée pour créer une porte de sortie à cette crise. Tu as raison de dire que l’issue militaire n’existe pas. Je suis d’accord et les britanniques l’ont d’ailleurs dit publiquement, on ne peut pas gagner.

    La question est donc posée. Y a-t-il une autre issue ? J’entends bien le discours des socialistes de voter contre parce que l’argumentation est un peu courte et la vision étroite. Mais si la solution (que je défends également comme je l’ai abondamment développer) d’une solution globale militaire, policière et civile est séduisante, il est probable que sa mise en oeuvre demande de très lourds efforts. La récession qui pointe ne fait d’ailleurs que la rendre plus incertaine.

    Partant de deux choses l’une encore une fois : soit on s’en va complètement, soit on y reste entièrement. La demi-mesure n’est pas une option valable.

    Or, comme pour toute solution qui implique soit une atteinte puissante à notre conscience (le départ) soit à nos finances (le maintien), cela implique un questionnement, un débat, un travail que je ne vois ni dans le cadre du PS (ce n’est pas un sujet digne d’un Congrès ? mais je n’ai pas tout lu…), ni à l’Assemblée ni même au Modem d’ailleurs (qui ne travaille toujours pas depuis un an et demi je suis le premier à m’en offusquer). Un vaste débat démocratique doit s’ouvrir, qui doit d’ailleurs recouvrir l’ensemble de nos opérations extérieures. Et c’est typiquement un débat qui touche la question européenne.

    Pour finir, je sais ce que le centre a réuni d’anciens d’extrême droite et de réactionnaires, je sais que le PSU ne fut jamais qu’une minorité. Je sais donc que je ne suis pas centriste et que ni toi, ni moi, ne sommes molletistes.

    Comme l’indique l’intitulé de ce blog, je suis républicain, démocrate et humaniste… ce qui me semble de gauche, mais pas nécessairement socialiste.

  9. Ok, c’est excusé et comme je te connais un peu (-; je m’en doutait (notamment sur le Molletisme…)

    Le PS n’a pas demandé, au cours du débat, avant le débat, que le volet économico social soit pris en compte…rien n’a été accordé en la matiére….D’où le vote contre.Nous proposions de tenir compte d’un certain nombre de recommandations de l’union européenne de reconstruire les infrastructures.Attention donc, c’est un conseil vraiment amical même si il peut avoir l’air un peu paternaliste,de bien regarder les points de vue des uns et des autres avant de condamner.Là je trouve que Bayrou (que tu ne portes pas toujours dans ton coeur je le sais) a été léger.

    Pour la gauche et le PS, je pense qu’il y a des éléments de gauche au modem, je me dit plus facilement social-démocrate comme tu le sait voire sur certains points libéral…ceci dit la gauche a long terme est toujours un peu socialiste, tend au socialisme en partie sur la durée…

  10. pardon je voulais dire “le ps a demandé” et non “le ps n’a pas demandé”

  11. Sans entrer dans un débat politicien, je dirais que je suis pour le maintien des troupes françaises en Afhganistan par ce qu’il serait lâche et irresponsable de laisser le pays en l’Etat.

    Ceci étant dit, lorsque j’observe la situation qui se dégrade de jour en jour en Irak, dans les zones tribales à la frontière afhgano-pakistanaise, ou en core en RDC (présence de la monuc), je constate que cette présence est soit inutile, soit pire favorise le chaos. Je pense que cette présence devrait être repensée mais surtout afin d’assainir la région à long terme qu’il faudrait soutenir davantage financièrement dans la lutte contre les talibans (la présence des soldats de l’OTAN est inefficace sur ce plan) et pour une aide véritable de la communauté internationale afin de combattre efficacement le trafic d’héroïne.

    Et là où je suis vraiment en désaccord total avec toi benoit,c’est lorsque tu évoques la virtualité de la notion de peuple.
    Vas soutenir cette thèse auprès des Hutus, des Tutsis, des Kurdes, des Ossètes…!!!! Tu affirmes cela car la France n’est pas en guerre et donc le peuple se cache derrière la machine étatique. Mais si demain une guerre se déclenche contre l’Etat français, tu verras ce que veut dire le mot peuple!!!


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